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Publié le 1 décembre 2008 | Administration

L’enseignement à distance sur le web : une expérience enrichissante pour les étudiants... et pour le tuteur

Enseignant de comptabilité et de finance au Collège de Chicoutimi depuis 1979, j’ai eu la chance de vivre plusieurs expériences pédagogiques comme enseignant au collégial et à l’UQAC et comme tuteur au Cégep@distance pour les cours de Marketing et d’Introduction au droit des affaires. Ce cours du programme de Techniques de comptabilité et gestion a été conçu par Chantal Galipeau, avocate, et coordonné par Françoise Marceau, conseillère pédagogique du Cégep@distance. Il a reçu le Prix de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport 2007-2008 dans la catégorie Cours de la formation à distance.

Le présent récit présente sommairement mon vécu au sein de cette organisation, plus particulièrement comme tuteur du cours Introduction au droit des affaires qui a été modifié en profondeur pour mieux répondre aux exigences de l’approche par compétences du nouveau programme.

Vous vous demandez comment il est possible d’enseigner le droit à distance? La lecture de ce récit et le visionnement de la vidéo devrait vous fournir une partie de la réponse…

Les exigences pour l’étudiant

L’étude à distance exige des étudiants discipline, autonomie et persévérance. En effet, il n’est pas évident de cheminer, de manière individualisée,  à l’aide du matériel pédagogique envoyé par la poste ou disponible sur Internet ayant pour seules contraintes de réaliser les devoirs et l’examen dans les délais prescrits. Le temps prévu pour la remise des quatre devoirs obligatoires ne doit pas excéder 182 jours, depuis l’inscription. L’examen final sous surveillance, doit se faire dans les 90 jours après la remise de la note du dernier devoir à faire.

Si on s’attarde plus spécifiquement à ce cours de droit, l’étudiant s’engage dans une démarche d’apprentissage dans laquelle il doit s’approprier les fondements du droit, s’initier au processus de recherche juridique et ensuite appliquer ce processus dans des mises en situation touchant des domaines aussi variés que le droit civil, le droit administratif ou le droit du travail. Bien que le Guide d’études explique en détail la démarche d’apprentissage et que le Texte de cours fournisse le contenu essentiel, la consultation des sources de droit sur le web est essentielle pour réaliser les tâches présentées dans les mises en situation.

Développer sa compétence en droit des affaires au Cégep@distance

Les exigences pour le tuteur

Pour ce type d’enseignement, l’aide à l’étudiant se fait de deux façons :

  1. Une correction écrite des devoirs signale les erreurs et les façons de mieux répondre à l’avenir. Le tout est accompagné de commentaires destinés à intéresser l’étudiant à la matière, à l’encourager à persévérer et à réussir. Les devoirs sont envoyés par la poste, corrigés rapidement (au plus deux à trois jours) et retournés à l’élève par courrier.
  2. Une disponibilité téléphonique hebdomadaire permet de répondre aux étudiants en difficulté. Cette disponibilité excède souvent les deux heures prévues par semaine mais est grandement appréciée des étudiants.

Au cours des dernières années, le Cégep@distance a modifié en profondeur son image, abandonnant en partie l’enseignement traditionnel sur papier pour le remplacer par un enseignement virtuel. Pour plusieurs professeurs, le tout s’est fait progressivement sans trop de heurts ni de plaintes… Pour d’autres ce fut plus difficile.

Même si je suis de l’époque du tableau et de la craie, la familiarisation avec l’enseignement virtuel s’est faite rapidement et efficacement. Tellement que je ne retournerais pas en arrière, ce qui n’est pas peu dire. En fait, je n’utilise pratiquement plus le téléphone. Tout se transmet par le web. La correction écrite des devoirs à laquelle on peut joindre de nombreux commentaires (qu’on aura préparés et conservés préalablement dans des dossiers) et la correspondance individuelle (véritable bouée de sauvetage pour l’étudiant, qui se compare à l’encadrement personnalisé au collège) constituent des outils pédagogiques gagnants et appréciés.

Environ 20% des questions soulevées par les étudiants ne concernent pas le contenu du cours comme tel mais relèvent plutôt de considérations administratives (difficultés avec l’outil informatique, matériel fourni, dossier administratif de l’élève, délais…). Bien que ces questions soient réglées par le service du tutorat, les étudiants m’adressent en premier lieu leurs questions parce qu’ils croient que je pourrais régler tous les problèmes.

Des conclusions à tirer de cette expérience

Pour moi, il s’agit assurément d’une expérience positive et innovatrice qui mérite d’être étendue à plusieurs cours, mais pas à tous. Tout comme l’enseignement à distance ne convient pas à toutes et à tous en raison des exigences et des qualités personnelles requises, l’enseignement virtuel trouve sa limite dans les utilisateurs eux-mêmes. Certains cours à contenu quantitatif présenteront des difficultés plus grandes chez certaines personnes qu’un cours traditionnel.

Préalablement l’insécurité à l’utilisation de l’outil internet doit être maîtrisée. De même, la qualité et la quantité de travail, la compréhension du français et la qualité de la production écrite doivent être améliorées et vérifiées. Aucune concession à ce sujet ne doit être permise.

Vous avez des expériences similaires ou qui concernent le programme de Techniques de comptabilité et de gestion à partager avec nous? N’hésitez pas à nous en faire part en utilisant la zone commentaires.

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