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Publié le 30 mars 2008 | Français (langue et littérature)

Allier Antidote, l’Ordonnance linguistique du CCDMD et le CAF : une formule gagnante dans les cours de mise à niveau

Lors des activités de mise à niveau, nous alternons, les étudiants et moi, entre la salle de classe et le laboratoire. Sept heures de travail sont à notre disposition : les leçons de grammaire alternent avec les contenus littéraires du premier cours (Écriture et littérature) de la séquence de français auquel les étudiants sont inscrits. C'est magnifique... mais surtout fort peu, compte tenu de l'hétérogénéité du groupe.

Beaucoup parlent plusieurs langues, et moins le français. Certains ont fréquenté l'école anglaise, après l’élémentaire. Plusieurs trainent des difficultés en écriture. Et quelques-uns présentent de sérieux déficits d'attention. Le travail est immense, le défi colossal. Les étudiants cumulent plus d'une faute aux 18 mots dans leur rédaction.

Notre remède? Nous comptons sur le Centre d'aide en français (CAF), sur les outils développés par le CCDMD pour l'amélioration de la langue et sur le logiciel Antidote. Chacun de ces maillons constitue un rouage essentiel d'un travail d'autocorrection efficace, stimulant et minutieux.

Après avoir abordé des notions grammaticales et littéraires, les étudiants réalisent diverses activités au Centre d'aide en français, après la classe, pour des durées variant entre une et quatre heures par semaine. Ils corrigent leurs textes et leurs dictées avec Antidote et y font divers exercices. Le DECclic me permet d'assurer le suivi des étudiants qui doivent essentiellement améliorer leurs productions écrites.

Nous écrivons et réécrivons parfois en classe avec Antidote afin d’intervenir sur le vocabulaire et la syntaxe. Le travail de relecture sensibilise aux exigences de la clarté et développe l’amour de la langue, en stimulant la réécriture de mille-et-une façons. N’est-ce pas le défi le plus important à relever au collégial? Antidote est, à ma connaissance, le premier et le seul outil qui nous permette d’entreprendre une telle démarche en classe. Le prisme de révision fournit des filtres stimulants que l’on peut orchestrer au laboratoire.

Ils arrivent en début d'année désespérés devant leurs difficultés en écriture. Encore un cours de français... saura-t-on leur proposer cette fois de bons outils?

Capsule vidéo : Appropriation des principaux outils d'Antidote

Antidote est leur premier allié puisqu'il permet des approches innovatrices afin de mieux comprendre l'orthographe d'usage (recherche par variable, par famille), d'enrichir le vocabulaire et le niveau de langue (synonymes, prisme de révision, alertes lexicales), ou de corriger la syntaxe (guides linguistiques, analyses partielles, cooccurrences). Lors du travail d'autocorrection, le correcticiel permet :

  • De soutenir une relecture attentive en amenant l'étudiant à porter attention aux fautes repérées, puis à en expliquer la source.
  • D’obtenir un diagnostic détaillé de rédaction. L'étudiant connait ainsi ses priorités d'étude, le chapitre de la grammaire à réviser, les aspects de la langue les plus faibles : les anglicismes, l'accord du participe passé, les homonymes... Précisons que les textes sont d'abord rédigés sans le soutien d'Antidote et du texteur désigné.
  • De repérer, dans la liste de l'Ordonnance linguistique du CCDMD, les tests interactifs ou logiciels à sa disposition du site de l'Amélioration de la langue, pour la première faiblesse signalée de son profil diagnostique. Les étudiants déposent des copies PDF des résultats des exercices prescrits dans le dossier de remise de travaux de la classe. Je peux alors les orienter vers d'autres lectures ou exercices pertinents.
  • De voir sa progression quant à son ratio de fautes grâce à l'utilisation de l'outil statistique.

C'est donc en alternant entre l'écriture manuscrite et tapuscrite, le premier et le second jet, les grammaires papier et électroniques, l’enseignement directif, l’autocorrection et les exercices, puis entre la classe, le laboratoire, le CAF et le DECclic que mes étudiants progressent dans leurs apprentissages.

Les retombées

La fréquentation du CAF par les étudiants de mise à niveau a nettement augmenté cette année, c’est donc un signe de succès. Nous en attribuons principalement la cause à l’autonomie accordée par Antidote lors de l’autocorrection. Précisons que la majeure partie des heures de travail hors classe a été allouée à ce travail. Il est encourageant d'observer l’amélioration de la capacité à réviser des étudiants, en fin de session. Le travail de codification des fautes (classement des erreurs signalées), entrepris avant de plonger dans Antidote, a été moins ardu au terme du cours.

La mesure du ratio entre la première et la dernière rédaction nous révèle que 85% ont réduit de manière satisfaisante, sinon éloquente, la fréquence de leurs fautes.

Les étudiants ont livré des commentaires enthousiastes. Ils constituent probablement le meilleur témoignage de l’intérêt de ces méthodes que je désire maintenir et parfaire dans les années à venir.

D'autres ressources

Voici d'autres ressources intéressantes en lien avec le sujet abordé dans ce texte :

  • Un récit de Robert Charbonneau, présentant quelques fonctionnalités d'Antidote;
  • Un article présenté dans l'édition de novembre 2007 de Correspondance.

1 commentaire(s)

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    Danielle Dussault a écrit le 30 octobre 2011 à 8h51

    Quel bel article ! J'ai bien apprécié. Je suis chaque fois touchée de voir que des enseignants continuent de se dévouer pour trouver des moyens de donner un coup de main à nos étudiants. L'article cible bien les difficultés auxquelles les professeurs font face et celles qu'éprouvent les élèves. Merci beaucoup pour ta participation très vivifiante. Danielle Dussault

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