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Publié le 9 mai 2016 | Multidisciplinaire

La pédagogie active

Dans son article, Un monde en changement (2015), Isabelle Senécal évoque l’importance d’instaurer une pédagogie active dans les écoles. Ce changement dans les pratiques nécessite :

  • d’en comprendre les caractéristiques et les modèles de classe (le quoi)
  • d’en reconnaître la pertinence (le pourquoi)
  • de valoriser les initiatives des leaders pédagogiques qui œuvrent en ce sens (le comment)

C’est ce que nous développerons dans le présent dossier. Cette publication est appelée à être révisée et enrichie encore à l’avenir.

Table des matières

  1. État de la question
    1. Qu’est-ce que la pédagogie active?
    2. 5 raisons d'opter pour la pédagogie active
  2. Dans la pratique pédagogique
    1. Comment mettre en place une pédagogie active?
    2. Les clés de la réussite pour l'intégration d'une pédagogie active
  3. Références utiles
Être premier plutôt que septième de la classe, c’est souvent être plus attentif, plus sensible aux formes, plus soigneux, plus ordonné. Et pas nécessairement plus capable de résoudre un problème nouveau dans un contexte nouveau. (Perrenoud, 1990)

État de la question

Qu’est-ce que la pédagogie active?

Les méthodes d’apprentissage actives ont en commun de placer les étudiants au centre du processus d’apprentissage. Leurs enseignants peuvent alors aussi songer à leur octroyer un rôle dans la planification de l’évaluation.

La pédagogie active s’inspire de contextes réels qui sont signifiants pour l’étudiant, ce qui peut augmenter son niveau de motivation pour les tâches qui lui sont proposées. Elle favorise des apprentissages durables plutôt que de solliciter la mémoire à court terme.

Voici quelques exemples de stratégies d’enseignement qui placent l’étudiant dans un rôle d’apprenant actif :

  • Résolution de problèmes dans toutes les disciplines
  • Enseignement par projet et études de cas
  • Coopération et collaboration synchrones
  • Discussions et débats
  • Jeux de rôles et de simulation
  • Ludification
  • Carte conceptuelle
  • Enseignement entre pairs
  • Classe inversée
  • Techniques de créativité (ou techniques de génération d’idées, remue-méninges)
  • Portfolios, blogues et baladodiffusions

5 raisons d'opter pour la pédagogie active

Le monde étant en profonde mutation, il devient urgent de réinventer nos institutions d’enseignement afin d’aider les étudiants à acquérir les compétences et aptitudes qui leur seront essentielles pour relever les défis de demain. La pédagogie active y contribue grandement. Voici 5 bonnes raisons de l'intégrer dans votre pratique.

1. Pour développer les compétences de créativité, de collaboration et de résolution de problèmes concrets

Le développement fulgurant des technologies dans les milieux de travail et l’impact du web participatif sur la société ont modifié le concept d’efficacité au travail, révolutionné les modes de communication et transformé l’accès et le rapport à l’information. En éducation, il devient impératif de rehausser les compétences disciplinaires par le développement d’autres compétences clés comme :

  • La créativité
  • La collaboration
  • La gestion de l’information
  • La pensée critique
  • La résolution de problèmes, surtout s’ils peuvent être concrets et vraisemblables

2. Pour faire des étudiants des apprenants pour la vie

En raison de la rapidité des changements qui s’opèrent dans les différents milieux de travail et de l’ouverture sur le monde, tous les étudiants assis actuellement sur les bancs d’école n’auront d’autre choix que de s’adapter et de s’engager dans des processus de formation continue. Ce développement personnel et professionnel sera plus souvent disponible en ligne ou à distance qu’en présence. Nos cours doivent donc pouvoir soutenir la capacité des étudiants à apprendre de façon autonome, d’encourager leur curiosité et de leur en faire réaliser l’importance.

Modèle du cours de demain du secondaire au Collège Sainte-Anne [image interactive]. Survolez l’image pour faire apparaître les informations complémentaires.

Les enseignants peuvent représenter d’excellents modèles pour leurs étudiants en se dotant eux-mêmes d’un réseau personnel d’apprentissage et en en expliquant les apports pour leur vie professionnelle, intellectuelle, culturelle et citoyenne.

3. Pour engager les étudiants

L’atteinte des 2 objectifs énoncés plus haut ne peut se concrétiser sans un engagement réel des étudiants dans des situations d’apprentissage et dans les processus qu’elles déclenchent. Leur rôle ne peut donc plus être celui d’auditeurs ou de spectateurs passifs. Particulièrement pour ceux qu’Amine Tehami désigne comme les « faux forts » (p.586), ceux qui maintiennent leurs performances seulement dans les contextes d’apprentissages traditionnels, qu’ils maîtrisent.

Au contraire, il faut mettre les étudiants au défi. Ils doivent devenir des apprenants actifs, qui se partageront constructivement le contrôle de la classe. Cette représentation visuelle toute simple par Thoughtful Learning est lumineuse :

Par projets l'enseignant couvre une partie des responsabilités, alors qu'en pédagogie active il supporte l'étudiant qui réalise toutes les étapes du projet.

Représentation des champs d’intervention de l’enseignant et des étudiants dans une situation d’apprentissage par projets traditionnelle et plus active (source).

Le rôle de l’enseignant va donc continuer de se transformer, ce dernier devenant davantage le guide des apprentissages de ses étudiants et leur entraîneur plutôt que le transmetteur des contenus. Comme l’entend Philippe Meirieu, qui synthétise l’acte pédagogique avec poésie, pertinence et aplomb dans cette vidéo (2009), il faut savoir « structurer les découvertes » des étudiants : les organiser, les formaliser ainsi qu’« accompagner leurs parcours » pour qu’ils surmontent les obstacles et choisissent les bonnes stratégies d’apprentissage.

4. Pour privilégier les apprentissages durables

L’apprentissage en surface pour des examens de par cœur a montré ses limites : des trous si nombreux dans les connaissances qu’il n’en reste bien souvent plus rien de tangible quelques mois après l’épreuve. On ne peut pas en imputer la faute aux étudiants ni se fermer les yeux plus longtemps : ce sont nos méthodes d’enseignement et d’évaluation qui sont en cause. Et cela est vrai du secondaire à l’université.

Le Réseau d’information pour la réussite éducative (RIRE) relate les résultats d’une recherche-action à l’Université d’Akron qui permettent de conclure que « [l]es techniques d’apprentissage actif mène[nt] à des résultats plus élevés et moins variables aux items d’examens » (Lévesque, 2015).

L’an passé Le Huffington Post en France rapportait les résultats d’une méta-analyse publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences à l’effet que les étudiants qui suivent des cours magistraux sont 1,5 fois plus susceptible « de rater leurs examens que ceux qui suivent des cours plus stimulants, selon des méthodes en pédagogie active » (Le Breton, 2014). Nul doute que ce serait encore plus vrai 2 ans après!

À l’ère de la société de la connaissance, l’école se trouve maintenant en concurrence avec tout ce que l’on peut apprendre hors des murs aujourd’hui. Nos attentes sont bien plus grandes, et cela nous force à l’action. Au niveau de l’enseignement secondaire, aménager les quelques programmes surchargés ne se fera pas facilement, mais il faut cesser de contribuer au problème en voulant tout enseigner.

Appliqués, les principes de la pédagogie active laisseraient un bagage autrement plus considérable à nos étudiants. Imaginons qu’un enseignant les accompagne dans la séquence d’apprentissages par problèmes proposée dans cette affiche :

Se connecter et analyser, Faire de la recherche et mettre en contexte, Imaginer et concevoir, Agir et mobiliser

Les 4 étapes de l’apprentissage par problèmes (source).

Quelle profondeur de réflexion et quel impact sur leur société nos étudiants auraient! À l’inverse,les tâches googlables exigées des étudiants sont davantage plagiées, comme le montraient clairement, déjà en 2011, ces statistiques sur le plagiat dans les institutions postsecondaires.

78% des étudiants font du copier-coller, 70% croient que leur travaux contiennt un quart de textes plagiés, 15% achètent des travaux en ligne, 77% croient que ce n'est pas un geste sérieux sans consignes claires, 75% ne se font pas prendre, 100% des enseignants y est confronté (plagiat)

Quelques statistiques sur le plagiat en enseignement supérieur.

5. Pour augmenter le plaisir d’apprendre

Apprendre, voilà une action qui est par essence satisfaisante, voire amusante, motivante et valorisante. Pensons aux tout-petits dont les yeux brillent face à la perspective de faire des découvertes ainsi qu’à leur curiosité infatigable.

Sans la présence d’émotions positives et d’un climat de classe favorable, l’apprentissage est difficile sur le plan cérébral.

Comment installer ces conditions dans la classe? Comment maintenir le plaisir d’apprendre qui ne fait que décroître et décroître chaque année après la maternelle et tout au long du secondaire comme s’en inquiète l’Association canadienne d’éducation (2011) ? Voilà un réel défi qui doit devenir une priorité à tous les niveaux d’enseignement!

Dans la pratique pédagogique

Comment mettre en place une pédagogie active ?

Nous avons retenu 7 façons d’y arriver :

1. Structurer son enseignement en fonction des problèmes à résoudre dans sa discipline

  • Transposer les problématiques proposées par le programme de l’école québécoise ou les programmes collégiaux en des questions complexes et des défis.
  • Contextualiser le plus possible les apprentissages pour leur donner du sens.
  • Aiguiser l’esprit critique des étudiants.
  • Leur permettre de trouver eux-mêmes des réponses et les formaliser ensuite avec eux.
  • Les entraîner à savoir mobiliser ces savoirs pour résoudre des problèmes.
  • Utiliser diverses stratégies, plutôt que la répétition :
    • analyse
    • élaboration
    • discrimination
    • synthèse
    • preuve et réfutation
    • déduction
    • inférence
    • recontextualisation
    • transfert
    • etc.
  • Sortir des recettes qu’on leur servait [PDF].

2. S’ouvrir à plus de créativité

  • Délaisser les méthodes frontales, unidirectionnelles.
  • Accepter que les étudiants aient davantage de contrôle sur le déroulement d’un cours.
  • Proposer un choix de tâches différentes visant l’atteinte des mêmes objectifs pour laisser éclore les talents (différenciation).
  • Au quotidien, chercher à ce que les étudiants développent de nouvelles perspectives, de nouveaux questionnements.
  • Leur communiquer ce qu’ignorent encore les chercheurs, pour que les étudiants voient l’intérêt d’approfondir les apprentissages scolaires.

3. Miser sur la collaboration

  • Créer des activités d’apprentissage plus courtes, mais plus complexes.
  • Explorer les différentes tâches, les différents rôles de collaborateur.
  • Encourager les étudiants à croire en leurs capacités et à combiner leurs forces pour surmonter les défis.
  • Expliciter nos attentes.
  • En évaluation, tenter la coévaluation enseignant-étudiants, les objectifs d’équipe, etc. Être audacieux!

4. Développer une culture essai-erreur

  • Anticiper les difficultés des étudiants. Pour ce faire, analyser les étapes précédentes, discuter avec les étudiants en atelier, tirer des leçons de nos activités d’enseignement entre pairs, profiter des occasions de perfectionnement dans sa discipline, se créer un réseau personnel d’apprentissage sur le web, etc.
  • Catégoriser les erreurs (la méthode Astolfi).
  • Provoquer les situations où l’étudiant rencontrera les difficultés que vous aurez identifiées et où il apprendra à les surmonter.
  • Laisser l’étudiant choisir le niveau de difficulté de la tâche à laquelle il désire d’abord s’attaquer.
  • Donner aux étudiants des temps de partage et de rétroaction.
  • Intégrer le réinvestissement des erreurs aux activités d’apprentissage : s’assurer qu’un dispositif est en place pour que l’étudiant cible ses objectifs et expérimente les moyens de les atteindre.
  • Multiplier, pour les étudiants, les occasions de rebondir, d’aller de l’avant au lieu d’avoir tout perdu.
  • En tant qu’enseignants, ne jamais cesser de nous réajuster en fonction des données que nous aurons récoltées, comme l’illustre Jean-Charles Cailliez dans son récit de pratique.

5. Adopter des approches métacognitives

  • Créer des tâches qui rendent la pensée de l’étudiant visible, qui démontrent sa compréhension de chaque étape.
  • L’amener à réfléchir et à verbaliser ses apprentissages, à garder des traces de ses processus.
  • Surtout, l’inciter à réfléchir à ses erreurs et à en trouver les solutions.
Questionner, questionner et questionner encore. Ainsi, lorsque l’étudiant se retrouvera dans l’incertitude, il saura quelles questions se poser pour surmonter ses difficultés.

6. Capitaliser sur la plus-value des technologies pour l'apprentissage

  • Rendre l’enseignement plus efficace grâce à des indicateurs de valeur ajoutée (Bertrand et Viens, 2007) :
    • Accès (temps-espace)
    • Individualisation
    • Rétroaction enrichie
    • Autonomie et investissement de l’apprenant
    • Coopération, collaboration et coélaboration
    • Apprentissage contextualisé
    • Apprentissage de haut niveau
  • Pour soutenir les apprentissages, assurer une présence en ligne ou développer l’entraide, la « présence sociale » des étudiants.
  • Rendre l’apprentissage plus signifiant : le monde est technologique et les étudiants s’attendent à être encore mieux branchés dans leur environnement académique.
  • Amincir les murs de la classe : les étudiants s’attendent à pouvoir publier leurs réalisations. De plus, les personnes à qui ils sont chers s’intéressent à leurs apprentissages.
Un écran est un piège pour ceux qui veulent en faire moins, mais aussi un moteur extraordinaire pour ceux qui veulent en faire plus. Sylvain Carle, ex-cadre chez Twitter (Source)

7. Trouver des solutions de remplacement à l’enseignement magistral

Si l’on est soi-même mieux disposé à apprendre quand on peut s’isoler et choisir un moment favorable, il en va de même pour les étudiants. L’enseignant peut alors questionner la plus-value de commander l’attention soutenue des étudiants toute la journée ou de s’attendre à ce qu’ils fonctionnent toujours au même rythme que leurs collègues. Des contenus plus flexibles ont pour avantage de permettre aux étudiants de les revoir plusieurs fois (voire des mois durant, s’il s'agit de vidéos).

Une solution possible pour l’enseignant est de s’outiller pour la classe inversée par :

Les clés de la réussite pour l'intégration d'une pédagogie active

Plusieurs défis attendent les enseignants. Nous avons retenu ceux qui nous apparaissent les plus importants ainsi que les bonnes pratiques associées pour réussir l’intégration d’une pédagogie active dans les classes.

Savoir être patient

Les étudiants n’ont pas l’habitude d’être si actifs ; plusieurs préfèrent se faire servir des recettes, car c’est le modèle qu’ils connaissent à l’école. Par contre, ce modèle n’est pas représentatif de tous les apprentissages qu’ils font dans la vie courante. Le cerveau peut s’adapter à de nouvelles façons d’apprendre – mais cela prend du temps et de la pratique. L’apprentissage vient de l’expérience.

Souvenons-nous que même les étudiants à l’âge adulte ne connaissent pas toujours les mécanismes de la collaboration, ni les méthodes métacognitives, ni les étapes d’une résolution de problèmes. Il faut pouvoir les leur apprendre, les guider.

Réévaluer son rapport au « temps vs efficacité »

Penser et planifier une pédagogie active prend du temps. En effet, il n’est pas réaliste de changer sa pratique d’un seul coup. Il faut expérimenter, évaluer, améliorer. On doit encourager des changements graduels, mais constants.

Laisser l’étudiant trouver ses propres réponses est un processus beaucoup plus long, mais à quoi sert-il de servir les réponses sur un plateau si les apprentissages ne sont pas durables ?

Comme enseignants, nous concevons parfois l’efficacité de façon quantitative :  être en mesure de transmettre un plus grand nombre de contenus dans le laps de temps prévu. Certains contenus de programmes sont parfois aussi plus chargés.

L’apprentissage ne se mesure pas de façon quantitative, mais plutôt selon la capacité à créer des liens neuronaux. Cette opération nécessite une compréhension profonde plutôt que de la mémorisation.

Développer son expertise

En connaissons-nous suffisamment sur :

  • L’apprentissage?
  • La métacognition et comment l’utiliser?
  • La manière de faire collaborer les étudiants?
  • L’éventail des techniques de résolution de problèmes?

L’acte pédagogique a longtemps été une question d’instinct. Toutefois, grâce aux découvertes continuelles sur le fonctionnement du cerveau, nous reconnaissons plus que jamais l’importance d’intellectualiser notre pratique et de l’appuyer sur des cadres de référence validés par la recherche.

N’ayons pas peur de nous outiller, d’apprendre de la science, de lire, d’échanger et de nous remettre en question en fonction de l’évaluation que nous faisons de notre propre pratique et de l’apprentissage des étudiants.

Encourager la culture du partage et de la collaboration

Il est impératif de travailler en équipe, de partager les bons et moins bons coups, d’encourager les collègues à nous donner des clés pour améliorer notre pratique et de contribuer nous-mêmes à la leur. Pareillement, un enseignant qui se réinvente doit pouvoir compter sur l'accompagnement de professionnels de l’éducation qu’il a lui-même jugé pertinents pour sa pratique.

Des voies collaboratives au développement professionnel se multiplient :

  • Communautés de pratique dans les milieux
  • Veille et entraide dans les réseaux sociaux
  • Événements de partage
  • Etc.

Les équipes de direction ont la responsabilité de soutenir et d’encourager ces initiatives de collaboration « outillantes » entre les enseignants.

De plus en plus d’enseignants explorent de nouvelles avenues dans leur pédagogie. Avez-vous expérimenté la classe active ? Si vous souhaitez partager vos expériences, n'hésitez pas à le faire dans la zone « Commentaires ». Bonne fin de session!

Références utiles

9 commentaire(s)

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    Christian Gagnon a écrit le 10 mai 2016 à 20h34

    Merci pour ce beau dossier ! Christian Gagnon, professeur d'histoire, Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu www.profgagnon.com

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    Nicole Perreault a écrit le 11 mai 2016 à 9h49

    Bravo Jean et Isabelle pour cet excellent dossier qui pourrait être le point de départ d'une activité d'échanges fort intéressante lors de la prochaine rencontre REPTIC ! On s'en reparle. Merci ! Nicole

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    anant a écrit le 12 mai 2016 à 5h40

    This is one of the best article read in recent times. Continue your good work.

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    5d0aa34f19880b75206fe5ed27b43bf4

    Normand Brodeur a écrit le 13 mai 2016 à 13h34

    Félicitations pour votre beau travail Isabelle et Jean. Quelle belle présentation dynamique et claire. Cela me fait rêver à de belles journées de formation. Je vous contacte.

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    guillaume laravoire a écrit le 22 juin 2016 à 7h59

    pédagogie active: c'est la solution à adopté et pour s'adapter. Bravo. https://youtu.be/hFzPPTnIAVk https://youtu.be/xWr-w_peJxo?list=PLOwz6lHwnwiGZPgjrsxEdPdFdrmnDNf1v

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    Sylvaine Tremblay a écrit le 27 juillet 2016 à 8h17

    Rarement un article m'aura paru aussi pertinent et complet. Mais surtout...inspirant!! Bravo!!

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    Jean Desjardins a écrit le 23 août 2016 à 23h47

    Merci infiniment Madame Tremblay!

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    Marie-Hélène Taillon a écrit le 2 juin 2017 à 10h15

    Excellent travail de concision et d'analyse. Merci pour cet article fort intéressant.

  9. L’auteur vous répond

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    Jean Desjardins a écrit le 5 juin 2017 à 13h41

    Merci Mme Taillon! En septembre de l'an passé, nous publiions une suite de ce dossier en suggérant à nos enseignants des stratégies et des méthodes d'enseignement: => http://innovation.sainteanne.ca/publication/strategies-et-methodes-denseignement/ Et à paraître, à la rentrée, notre réflexion sur l'évaluation! On s'en promet!

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