Profweb

Accueil » Publications » Articles » Une intégration pédagogique d’Antidote : pourquoi les étudiants en auraient-ils besoin?

Publications

Articles

Publié le 5 mars 2012 | Multidisciplinaire

Une intégration pédagogique d’Antidote : pourquoi les étudiants en auraient-ils besoin?

Les facteurs se conjuguent pour proposer une intégration pédagogique réussie d’Antidote dans les programmes d’études. Des modèles d’intégration ont été expérimentés. Les activités d’appropriation se multiplient. La capacité à réviser et à retravailler les textes est dorénavant un élément de compétence du programme de français de la formation générale. Et plus personne ne se questionne si les étudiants en ont besoin. Alors, comment s’y prendre pour les aider?

En profiter dès la première session!

Les projets Antidote sont généralement amorcés en début de parcours. Bien sûr! Les premières intégrations ont été faites, tout naturellement, dans les cours de renforcement en français langue d'enseignement (mise à niveau) et les Centres d’aide en français ont été mis à contribution. Nous observons aussi plusieurs interventions en littérature.

L’établissement de priorités de correction, par degré de gravité de l’erreur, fréquence statistique ou analyses contextuelles (analyses partielles, analyses de phrase, alertes, ambigüités) affermit l’étudiant dans sa position de réviseur en lui donnant plus de moyens pour l’exercer. Mieux! L’étudiant diversifie ses techniques. Il aborde le vocabulaire, détient enfin des recours pour l’étude de la syntaxe. Avec l’entrainement, il hausse ses propres degrés d’exigences. Plus intéressant : l’étudiant observe combien ses difficultés d’énonciation interfèrent dans ses activités de révision.

Certains ne parviennent en effet à améliorer leur ratio qu’en travaillant en amont, aux étapes liminaires de la rédaction. L’énonciation, avec l’aide de dictionnaires aussi polyvalents, produit de meilleurs textes.

Tirer satisfaction de ce que l’on connait

Entendons-nous : L’achat de licences du logiciel Antidote pour tous les postes informatiques du Collège n’est pas une démarche qui garantit en soi l’amélioration de la qualité de la langue de la population étudiante (Monique Caron-Bouchard et al., Outils virtuels et qualité de la langue, PAREA, Collège Jean-de-Brébeuf, 2011, p.188.), avertit le groupe de chercheurs (Monique Caron-Bouchard - professeure de sociologie, Katerine Deslauriers - professeure de philosophie, Carl Perrault - professeure de littérature et de français, Michel Pronovost - professeur de biologie et Caroline Quesnel - professeure de littérature) du Collège Jean-de-Brébeuf dans son étude : Outils virtuels et qualité de la langue (2011). Observons que cette recherche, subventionnée par le Programme d'aide à la recherche sur l'enseignement et l'apprentissage (PAREA), a tenté de déterminer l’influence de l'utilisation de correcticiels et de guides de référence virtuels sur la qualité de la langue auprès d’étudiants du niveau collégial tant en formation spécifique que générale.

La promotion de l’outil ne suffit pas. Il faut assurer une formation adéquate des étudiants et libérer du temps en classe pour son utilisation.

Katerine Deslauriers et Michel Pronovost présentent les conclusions de leur rapport PAREA lors d’un atelier pédagogique du colloque de l’ACPQ (mai 2011)

Le groupe de recherche insiste sur l’importance de :

  1. Former les étudiants : les étudiants connaissent peu les fonctionnalités avancées d’Antidote, même s’ils se servent parfois de l’outil depuis le primaire. Ils doivent également reconnaitre la nécessité d’une bonne connaissance de la grammaire pour faire les bons choix parmi les corrections proposées.
  2. Former les enseignants et les inciter à mettre en application, en classe, les apprentissages dispensés sur ces logiciels : en élaborant des scénarios pédagogiques adaptés à leur matière de cours, les enseignants joueront un rôle de promotion de la qualité de la langue, propre à leur discipline d’enseignement.
  3. Former les membres désignés du personnel des Centres d’aide offrant l’accompagnement technique et pédagogique aux logiciels de correction.
  4. Soutenir la promotion des outils de correction à l’aide d’une campagne de valorisation de la langue française à l’échelle de l’institution d’enseignement : Au Collège Jean-de-Brébeuf (par le projet Magellan) et au Cégep de Victoriaville, l’intégration bénéficie d’ailleurs d’un tel appui institutionnel.

En voir les effets dans leur programme d’études

Au Cégep de Victoriaville, les recommandations du rapport PAREA (Outils virtuels et qualité de la langue), on les endosse! La conseillère pédagogique Nathalie Marier, responsable du dossier de la langue française au Cégep de Victoriaville, forme les enseignants et les assiste. Le tutoriel suivant montre une des formes prises par ce soutien :

Preuve d’utilisation du logiciel Antidote dans le cadre de cours de la formation spécifique. Les professeurs font généralement imprimer le texte dans son état initial, puis dans son état final. Toutefois, dans certaines situations pédagogiques, La preuve est préférée.

Les exemples d’intégration sont nombreux en ce Collège :

  • En Arts et lettres, on exploite l’aide sémantique de la suite logicielle lors des activités de création du cours Initiation à la production littéraire.
  • Les professeurs de Sciences humaines, du cours Espace québécois et méthodologie, intègrent deux activités d’apprentissage : l’une dédiée au correcteur et l’autre au prisme de révision (verbe absent, verbes ternes, phrases longues, charnières et répétitions). Pendant toute la première session du Passage au collégial (PAC), l’initiative est soutenue par les enseignants de la première année du programme qui exigent une preuve des améliorations obtenues par la réécriture.
  • Au Service de la formation continue, dans le programme d’attestation en Éducation spécialisée, trois des quinze heures d’enseignement de la formation grammaticale d’appoint offerte ont été réservées à Antidote.
  • L’intégration dans les programmes de Sciences de la nature et dans la session d’accueil et d’intégration (SAI) passe par le PAC. Elle se manifeste concrètement par une petite introduction au logiciel lors d’une séance de cours et des encouragements répétés à son utilisation lors des rédactions.
  • Les professeurs du DEC en Éducation spécialisée intègreront Antidote mobile aux outils communs de leur tablette électronique obligatoire. Ils développeront cet hiver quelques scénarios d’intégration.

Un vent tout aussi vif souffle sur le Cégep de l’Abitibi-Temiscamingue. La conseillère pédagogique TIC Marie-Josée Tondreau supervise le processus d’intégration dans le programme de Techniques policières. Elle assiste également des enseignants et des étudiants de la Formation générale en français, d’Art et lettres profil cinéma, de Techniques d’éducation spécialisée, notamment. Ses guides (débutant ou intermédiaire) et son tutoriel circulent.

Une réflexion ne devrait-elle pas être entreprise dans nos Collèges sur le sujet? Comment imaginez-vous une telle implantation dans votre Collège?

Ressources suggérées par l'auteur

14 commentaire(s)

  1. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Nathalie Marier a écrit le 5 mars 2012 à 13h31

    À l'usage, on constate que les élèves font moins d’erreurs quand la preuve est demandée. Les plus forts s’améliorent beaucoup, mais chez les plus faibles il y a peu de différence. Le personnel enseignant de 1re année a vraiment apprécié la preuve Antidote utilisée cette année. Elle est facile d’utilisation et la petite vidéo est utile.

  2. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Mireille Francesconi a écrit le 6 mars 2012 à 17h31

    Au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, malgré le fait que tous nos postes informatiques soient dotés d’Antidote, aucun enseignant, à ma connaissance, ne l’intègre dans ses activités pédagogiques. Étant moi-même une admiratrice et utilisatrice inconditionnelle de ce puissant logiciel, je tenterai, grâce à vos précieux conseils, d’inclure certains exercices formateurs dans mon enseignement. C’est sûr que ce qui fait, pour le moment, obstacle à une plus grande utilisation d’Antidote est l’EUF (épreuve uniforme de français) qui interdit l’usage de l’ordinateur. À l’ère du livre numérique, nous sommes encore obligés de préparer les élèves d’une façon désuète, les privant ainsi de tous les atouts qu’offrent le dictionnaire et le correcteur en ligne. J’aimerais poser ces deux questions au MELS (ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec): à quand le changement pour un examen numérisé? Puisque vous permettez déjà aux élèves ayant des problèmes d’apprentissage d’utiliser l’ordinateur et Antidote, pourquoi ne pas étendre ce privilège à tous?

  3. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Joëlle Martin a écrit le 9 mars 2012 à 8h22

    Merci Émilie pour cette chronique très intéressante! À la suite de la lecture de ton texte, que je croyais au départ s’adresser davantage aux enseignants de sciences humaines, je me suis surprise à élaborer une stratégie pour utiliser Antidote lors de la rédaction de rapports de laboratoire dans mon cours de chimie générale. À mon avis, il serait fort avantageux de demander aux étudiants de visionner les excellents tutoriels que tu nous présentes dans ta chronique et de prendre quelques minutes lors d’une séance de laboratoire informatique pour initier nos étudiants à l’utilisation de cet outil technopédagogique. Je pense que cette activité s’inscrirait à merveille dans le Plan d’action pour l’amélioration du français mis sur pied dans mon cégep.

  4. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Marie-Claude Lévesque a écrit le 9 mars 2012 à 12h03

    Merci à Émilie d'avoir regroupé toutes ces initiatives inspirantes: on voit combien une véritable intégration d'Antidote peut enrichir l'apprentissage de la langue écrite pour nos élèves. Maîtriser sa langue, c'est bien plus que la seule maîtrise de l'orthographe et de fait, Antidote est bien plus qu'un bête «correcteur orthographique». J'y vois même l'occasion de faire passer notre enseignement du français à un niveau supérieur (le niveau collégial !), bien plus motivant pour les élèves comme pour les profs ! La rédaction, en 2012, se pratique avec le support d'un traitement de texte et d'un correcticiel, qui accélère grandement la correction orthographique; on dégage ainsi du temps pour les questions d'amélioration de la syntaxe, du style, du vocabulaire, aspects généralement négligés dans un contexte de rédaction manuscrite, où la «chasse à l'erreur d'inattention» monopolise souvent la totalité du temps dont les élèves disposent pour l'autocorrection. J'abonde tout à fait dans le sens de Mme Francesconi, qui désigne l'Épreuve uniforme de français comme une entrave au développement des compétences numériques des élèves. Le souci de les préparer à une situation unique et archaïque, soit la rédaction manuscrite d'un texte de 900 mots, impose en effet le crayon-papier dans l'ensemble des cours de Renforcement et de littérature au collégial. À ce sujet, je vous suggère la lecture de mon article [[La tyrannie de l'EUF|http://www.ccdmd.qc.ca/correspo/Corr17-2/Tyrannie.html]], paru dans le dernier numéro de Correspondance.

  5. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Émilie Lavery a écrit le 9 mars 2012 à 13h18

    La suite logicielle Antidote plaide la cause de Montaigne. Les prismes d’Antidote permettent de relire à la lumière de considérations variées (grammaticales et stylistiques) des textes produits en classe, et de voir les étudiants se questionner davantage. Bien loin d’instituer une automatisation de la correction, avec un pédagogue à la barre, Antidote instaure une pédagogie de l’écriture valorisant la recherche du terme juste et de l’expression concise. Elle devient par le fait même un puissant moyen de développement de la pensée et de démocratisation du discours intellectuel. Ne pas se gêner pour faire appel à l’APOP pour des formations. J’en donne parfois, notamment pour les professeurs de français à qui je présente mes scénarios d’intégration en littérature et en français. Signalez votre intérêt à : info@apop.qc.ca.

  6. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Sylvie Nadeau a écrit le 9 mars 2012 à 21h46

    Merci Émilie pour ces informations sur l'intégration d'Antidote dans nos activités pédagogiques. Cela me donne des idées pour améliorer la qualité des textes rédigés par mes étudiants dans le cadre du cours Édition Web. Demander aux étudiants de fournir des preuves de l'usage d'Antidote dans l'étape de correction de leur texte est une idée qui me plaît beaucoup car de cette manière les élèves sont davantage responsabilisés. Afin de développer la compétence de rédiger des textes en français, l'idée de leur fournir un outil supplémentaire, facile d'utilisation qui leur permet de produire un texte de meilleure qualité qui sera publié par la suite sur Internet me semble vraiment évident. Je vais l'intégrer dès l'automne prochain. Antidote est un outil vraiment efficace qui permet aux élèves d'améliorer la qualité de la langue française. Une compétence essentielle en Techniques de bureautique.

  7. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Db9462f4bff8b36e6d4c6f7b3cf744bc

    Sonia Blouin a écrit le 13 mars 2012 à 10h54

    Cet article est intéressant. Il rejoint mes préoccupations concernant les habiletés en lecture et en rédaction des étudiants en communication, encore plus en journalisme. Il me semble une qualité essentielle pour un futur travailleur médiatique de maîtriser la langue et apprendra la démarche rigoureuse de bien corriger et réviser ses textes puisque les médias doivent faire partie des gardiens de la langue. Le font-ils toujours? C'est une autre question. Ceci étant dit, il importe de voir comment intégrer cela dans les cours. L'idée de demander les traces de la correction avec Antidote est des plus intéressantes. Je demande des traces pour les travaux d'analyse (textes annotés, grilles de lecture, grilles d'analyse...) pourquoi pas le faire pour cet aspect du travail? Il reste par contre du travail à faire dans les différentes cégeps et départements : avoir accès au logiciel Antidote dans tous les laboratoires informatiques de cours, former les enseignants, coordonner une approche programme et initier le projet dès la première session. Dans le cours Critiques journalistiques que je donne depuis 5 ans, cette idée serait des plus intéressantes puisqu'elle permettrait de rehausser cette idée que puisque nous publions les textes en ligne, dans un blogue et que donc les textes sont publics, il est primordial de s'assurer de la qualité de la rédaction. Merci de nous pousser à réfléchir à cet égard.

  8. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Michel Villeneuve a écrit le 13 mars 2012 à 13h19

    Dans les programmes techniques comme l’électronique industrielle, le français écrit pose des défis particuliers aux enseignants. D’abord parce qu’aux yeux des étudiants la communication écrite n’est pas importante, et ensuite parce qu’ils ont déjà une charge de travail élevée. Au cours des années j’ai utilisé différents moyens par exemple enlever des points (inefficace, car ils préfèrent perdre des points plutôt que réviser) ou ce qui est ma dernière trouvaille, refuser de corriger le travail si je le juge non acceptable. La question à se poser est, qu’est-ce qui est inacceptable aujourd’hui? Au minimum accorder les verbes, ajouter des S pour les pluriels et dédoubler des lettres par inadvertance, etc. Ce que j’appelle le niveau 1 de tout correcteur grammatical. Vous en conviendrez c’est bien peu. Mais quand nous avons déjà de l’électronique, de l’électricité, de l’informatique et de la mécanique à enseigner dans un même programme comment trouver plus de temps et de place pour le français? J’ai une piste à suggérer qui est l’approche programme. On a inventé le terme, on a beaucoup écrit sur le sujet, mais on a oublié de le mettre en pratique. N’y aurait-il pas moyen dans les cours de français de faire des rapprochements avec les départements techniques et d’intégrer par exemple la rédaction d’un rapport technique? N’y aurait-il pas moyen de rédiger un vrai rapport qu’ils ont à faire dans un de leur cours technique? Donc contextualiser pour motiver et rédiger un vrai rapport pour l’efficacité. Et afin d’assurer une suite, leur démontrer que l’utilisation correcte d’un outil informatique comme Antidotes permet de gagner du temps et améliore grandement la qualité du document? J’ai eu l’occasion d’expérimenter l’utilisation avec mes étudiants d’un Wiki sur Profweb dans le cadre de leur cours de projet. J’ai été confronté au douloureux choix de soit renoncer à la publication du Wiki ou d’accepter qu’il s’y glisse quelques fautes. Qu’auriez-vous fait? On a besoin de votre aide, on n’y arrive pas. Ne me dites pas que cela ne fait pas partie du programme, vous me décevriez beaucoup.

  9. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Monique LaRue a écrit le 16 mars 2012 à 10h21

    Tous les outils qui peuvent aider et amener les gens à vérifier leur langue sont bons. Et il est évident qu'au vingt et unième siècle, ces outils sont informatiques. Je trouve qu'il faudrait travailler à ce que les étudiants puissent rédiger sur support informatique, acheminer leurs travaux sur support informatique, que nous devrions pouvoir les corriger sur support informatique, avec les techniques du genre « suivi des modifications » et à l'aide des logiciels de correction tel Antidote. Cela nous épargnerait du temps et des efforts que nous pourrions utiliser mieux. Évidemment, cela pose des problèmes techniques, entre autres, celui du plagiat, toujours facile dès que l'on est sur support informatique. Mais avec tous les moyens que fournit l'informatique, il y aurait certainement possibilité de régler ce problème si la volonté de le faire était claire. Nous travaillons avec papier et crayon de manière complètement archaïque.

  10. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Laura King a écrit le 16 mars 2012 à 12h28

    Merci, Madame Lavery, pour cette chronique captivante. Après avoir assisté à une formation Antidote avec vous et après avoir lu votre texte, je comprends d’autant plus l’importance d’intégrer Antidote dans la pédagogie collégiale. Puisque ce logiciel n’est pas nécessairement intuitif, comme votre chronique le souligne d’ailleurs, le réseau collégial (ex. les étudiants avec et sans besoins particuliers, les allophones, les enseignants, les techniciens en informatique et les professionnels) a grand besoin de formation pédagogique et de soutien technique. À notre Cégep, nous offrons des formations Antidote au personnel et nous avons donné une formation aux étudiants ayant des troubles d’apprentissage. On a quand même fait du chemin, mais il faut que le logiciel soit plus disponible dans nos laboratoires et que les étudiants aient accès aux formations eux aussi. Antidote peut être une excellente mesure de soutien pour plusieurs populations collégiales.

  11. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Marie-France Dussault a écrit le 16 mars 2012 à 17h20

    En Techniques de bureautique, au collège Garneau, nous enseignons l'utilisation du logiciel dans le cadre du premier d'une série de trois cours de Français au bureau en lien avec l'élément de compétence : Corriger des textes. Par la suite, nos étudiantes et étudiants sont encouragés à exploiter les nombreuses fonctionnalités du logiciel dans plusieurs cours de production de documents et particulièrement lors de leurs deux stages d'intégration à notre entreprise-école, Productions Interligne. Comme les stagiaires doivent effectuer du travail pour une clientèle réelle, ils en comprennent vite l'utilité. Dans ce domaine, mises à part la maîtrise des logiciels de bureautique et la personnalité du candidat, le français écrit est très souvent le premier critère d'embauche.

  12. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Paul Chung a écrit le 17 mars 2012 à 11h43

    J'ai eu la chance et l'honneur d'être introduit à Antidote par Mme Émilie Lavéry lors de ma première session à l'École Nationale Aérotechnique du Collège Édouard Montpetit dans le cadre du cours de mise à niveau français et français 101. Étant un allophone, la grammaire française était précédemment un cauchemar pour moi et mes rédactions étaient remplies de fautes grammaticales. Mais, en se servant d'Antidote pour corriger mes erreurs, j'ai pu apprendre à les identifier et à les corriger de façon compréhensive. Grâce à Antidote, j'ai réussi l'Épreuve Uniforme de Français au premier essai: je peux donc dire sans équivoque qu'Antidote a été énormément utile dans mon apprentissage de la langue tant pour la révision, l'énonciation et l'analyse de textes littéraires. Finalement, le fait d'avoir maîtrisé la grammaire française m'a permis de mieux apprécier la matière littéraire des cours français 102 et 103. Je serai éternellement reconnaissant envers Mme Lavéry pour l'énergie, l'effort et la patience qu'elle a investis pour nous faire découvrir ce magnifique outil qu'est Antidote.

  13. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Normand de Bellefeuille a écrit le 18 mars 2012 à 21h23

    J‘ai tout récemment rencontré, au hasard d’un colloque, l’un de mes ex-collègues enseignants dont, par simple générosité, je tairai le nom. Aujourd’hui à la retraite, il me sembla assez vite évident que l’exercice de la parole quotidienne lui manquait cruellement. Au détour d’un flot de phrases pas nécessairement toujours pertinentes, il se déclara sans ambages farouchement opposé à l’utilisation par les étudiants de tout logiciel d’aide linguistique dont, bien sûr, Antidote. Car une telle fréquentation ne pouvait, soutenait-il, que les empêcher d’apprendre enfin, par eux-mêmes, leur belle langue. Il me parut surpris, étonné, soufflé même lorsque je lui avouai, avec une fausse candeur, que personnellement, à titre de directeur littéraire, je recommandais à tous mes écrivains le recours au dit logiciel maudit! Ce que j’avais d’ailleurs de moins en moins à faire puisque presque tous dorénavant y recouraient. Vint alors le prévisible argument supposément massue : une telle béquille ne risquait-elle pas de créer une irréversible paresse chez l’utilisateur. Il me fallut donc, dans les circonstances, rapidement trouver un exemple, une image, voire une fable susceptible de le convaincre du contraire. Ça alla à peu près comme ceci : Antidote est un outil, Antidote n’est QU’UN outil… jasons donc « outil », tiens. Si je donne à quelqu’un un tournevis, il risque fort de visser, si je donne à l’autre un marteau, je vous parie qu’il cognera, martèlera. Mais l’autre, le pauvre, celui-là sans tournevis et sans marteau, que fera-t-il? Rien, probablement, en tout cas, il ne mettra pas l’épaule au chantier. Lequel paressera davantage? Celui qui possède l’outil ou l’autre, désoeuvré. Antidote n’écrit pas pour nous. Avec Antidote on se pose des questions, on cherche, on réfléchit, bref on apprend. Antidote, pour être conséquent avec ma métaphore, c’est le tournevis électrique, la perceuse électrique de la langue. Quant à ceux qui aujourd’hui encore, par nostalgie ou pure bêtise, préfèrent le tournevis à bras et l’ancestral vilebrequin… ben… tant pis pour eux, qu’ils suent!

  14. Pour afficher votre avatar dans vos commentaires utilisez le services Gravatar.
    Pour des explications techniques, consultez notre article « Afficher un avatar avec le service Gravatar ».

    Avatar default

    Émilie Lavery a écrit le 17 avril 2012 à 15h11

    À signaler : Le dîner-causerie du 4 septembre 2011 portant sur le sujet que l’on peut auditionner à l'[[adresse suivante|http://apop.qc.ca/?id=375]].

Commenter

* champs obligatoires
Type d'intervention*