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Publié le 1 décembre 2014 | Multidisciplinaire

Retour sur l’atelier REFAD du 26 novembre 2014

« Les technologies utilisées par les étudiants : outils de travail, outils de distraction »

Le 26 novembre 2014, le REFAD a présenté un atelier de perfectionnement pour les enseignants et les personnes-ressources des établissements scolaires francophones sur l’utilisation des technologies en classe et à distance, plus particulièrement par rapport au potentiel de distraction qu'elles représentent. L’atelier, présenté en audioconférence et appuyée par un diaporama sur Internet, était animé par Carl Rocray, auxiliaire d’enseignement à l’UQAR. Profweb a pris part à cet atelier, qui a offert un vaste panorama des réalités scolaires, puisqu'on y a abordé d’autres ordres d’enseignement que le collégial (primaire et secondaire).

Fait important à souligner, le résultat des études présentées par M. Rocray souligne que la quasi-totalité des apprenants, tous âges confondus, reconnaît le potentiel distractif des outils technologiques utilisés en contexte scolaire (tels que cellulaires, tablettes électroniques et ordinateurs portables). Par contre, ces mêmes étudiants se montrent réticents à ce que l’utilisation des appareils technologiques soit réglementée dans les classes. Enfin, ils s’opposent en très forte majorité à ce que leur utilisation soit interdite. Pour connaître les études auxquelles on fait référence, consultez le diaporama sur le site des REPTIC.

En effet, une bonne proportion d’étudiants associe l’utilisation des appareils technologiques :

  • À un sentiment de sécurité (pouvoir être joint en tout temps en cas d’urgence).
  • À une meilleure efficacité dans la prise de notes (particulièrement pendant un exposé magistral).
  • À une façon rapide de vérifier une information transmise par l’enseignant (consulter Wikipédia).

Par contre, M. Rocray a souligné que les étudiants sous-estimaient leur temps d’utilisation des appareils technologiques, ainsi que leur capacité à être « multitâches ». Des études ont documenté l’existence d’un phénomène de « contamination » de la distraction, dans des contextes où des étudiants ne disposant pas d’appareils technologiques ont reconnu avoir été distraits par leurs voisins de classe, qui en utilisaient. Les enseignants sont ainsi amenés à réfléchir à des aspects comme la disposition des étudiants, particulièrement dans des contextes « mixtes » où les étudiants ne sont pas tous munis d’outils technologiques, afin de limiter le plus possible les potentiels de distraction. Mais modifier le plan de classe ne règle pas tout : l’enseignant doit aussi déterminer son niveau de « tolérance »  – et donc, d’intervention – par rapport aux contenus distractifs que les étudiants visualisent sur leur écran.

Gestion de classe et TIC

Les participants semblaient majoritairement favorables à l’utilisation des technologies en classe. La conférence soulève donc une réflexion intéressante sur la gestion de classe et sur la manière d’intégrer les TIC, sans pour autant nuire au processus d’apprentissage des autres étudiants, notamment :

  • Ceux qui ne disposent pas de ces technologies ou qui choisissent de ne pas les utiliser en classe.
  • Ceux qui considèrent leur utilisation (par d’autres étudiants) distrayante, voire impolie.

Ce problème semble surtout résider, selon M. Rocray, dans l’absence de balises claires quant à l’utilisation des outils technologiques en classe. Elles sont le plus souvent issues d’initiatives individuelles par les enseignants ; plus rarement uniformisées au sein d’un département ou d’un établissement postsecondaire. L’atelier présentait d’ailleurs quelques exemples de règlements établis par des enseignants pour favoriser l'utilisation pédagogique des technologies ou, au contraire, pour dissuader les étudiants d’y avoir recours.Parmi les initiatives présentées, les politiques répressives ont semblé davantage faire réagir l’auditoire. Plusieurs intervenants ont fait valoir, en clavardage et durant la période de questions, des solutions et des approches favorables à la technologie qu’ils ont mises en pratique dans leurs propres classes, ou dont ils ont entendu parler dans des établissements scolaires un peu partout au Canada. Dans l’ensemble, le présentateur et les participants de l’atelier semblaient converger vers une responsabilisation de l’utilisateur face aux technologies en contexte d’apprentissage, plutôt que d’encourager la limitation d’outils technologiques en raison de leur potentiel distractif.

Conclusion

Au terme de l'atelier, on en arrivait moins à des solutions qu’au constat des nombreux défis auxquels les enseignants sont confrontés, par rapport à la technologie et à son intégration en classe. La conférence incitait l’auditoire à réfléchir sur la transition des pratiques pédagogiques, mais laissait aux enseignants et aux intervenants TIC le soin de déterminer de quelle façon ils pourront baliser et encourager un usage judicieux des appareils technologiques auprès de leurs étudiants.
Des ressources suggérées par des participants de l’atelier (via le clavardage) :

Quelle est votre opinion sur l'utilisation des technologies en classe ? Participez à la discussion via notre page Facebook.

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