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Publié le 5 février 2007 | Multidisciplinaire

Les « accomodements » technologiques en classe

Telle une pensée unique qui veut s’imposer, ainsi en est-il parfois de la présence des technologies dans nos milieux d’enseignement qui peut laisser croire à certains qu’il y a une « subordination de l’éducation à la technologie ». Ainsi, maintenant, certains enseignants ont-ils choisi de ne plus remettre aucun document papier à leurs élèves. Certains collèges ont demandé à  leur personnel enseignant de transmettre les relevés de notes uniquement à l’aide du système de gestion pédagogique de l’établissement. Un travail écrit à la main par un élève est-il toujours bien reçu par un professeur? Combien d’exemples pourrions-nous donner de cette progressive, mais évidente pénétration de la culture technologique dans nos écoles?

Les développements technologiques, toujours plus rapides et de moins en moins coûteux, font qu’ils deviennent aujourd'hui partie intégrante du « sac à dos » de l’élève. Cellulaires, baladeurs vidéo (dits technologies mobiles) et ordinateurs portables font et feront de plus en plus intrusion dans la classe, non sans provoquer notre réflexion de pédagogue. Certaines de ces réflexions en arrivent à proposer des scénarios pour un usage pédagogique des technologies tandis que d’autres font tout simplement état de la nécessité culturelle qui s’impose. Ainsi, selon un sondage, une proportion importante d’élèves ayant un cellulaire sont d’accord pour le garder en classe s'il ne dérange pas les autres.

Récemment, cet accommodement a rencontré une limite. En effet, la mauvaise prestation d’un enseignant en classe s’est vue diffusée sur Internet après qu’un élève l’ait, à son insu, filmé avec son cellulaire. L’établissement touché a décrété l’exclusion de « tout appareil électronique de communication ». Est-ce la solution? Tout usage des TIC non prévu au plan de cours doit-il être d’emblée exclu? N’y a-t-il pas les mêmes risques dans des situations où la présence d’outils technologiques est déterminée? Pensons au plagiat à l’aide des technologies dont un étudiant sur deux aux études supérieures aurait déjà eu recours. Des réactions trop négatives ne font-elles pas qu’élargir le fossé numérique5 entre les générations?

De tout temps, l’éducation a eu des défis à relever, et celui-ci n’est pas le dernier. Bien définir les usages possibles des technologies en fonction de leur potentiel de soutien à la pédagogie, de la valeur ajoutée aux pratiques habituelles, tout en éduquant à un usage éthique, ne serait-il pas la meilleure solution?

Ressources suggérées par l'auteur

  • Petrella, Riccardo. « L’éducation victime de cinq pièges ». [En ligne].
  • Guay, Pierre-Julien, et Vandal, Brigitte. « L'apprentissage mobile; Un nouveau miroir aux alouettes? » In Clic. Numéro 63, janvier 2007. [En ligne].
  • Guglielminetti, Bruno. « Le cellulaire, même en classe ». In Le Devoir 26 septembre 2005. [En ligne].
  • Pineault, Jean-Philippe. « Fini, les cellulaires en classe ». In Journal de Montréal, 26 janvier 2007.
  • Barsalo, René. « Schéma postindustriel : Le fossé numérique ». [En ligne].

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