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Publié le 12 mai 2015 | Multidisciplinaire

Google Education On Air : Un regard vers le futur?

Google, comme plusieurs autres gros joueurs du numérique – Microsoft, Apple, etc. – courtise le milieu de l’éducation. Nous le savons très bien, les écoles, les collèges et les universités sont des marchés en or pour ces grandes compagnies. Le plus récent effort de séduction de Google en faveur de l’intégration de ses applications et outils numériques en éducation a eu lieu les 8 et 9 mai 2015, lors de la conférence en ligne Google Education on Air.

Profweb y a assisté pour vous.

Cet événement gratuit mettait en scène une impressionnante brochette d’intervenants de la constellation Google et de ses adeptes ainsi que des témoignages et ateliers d’enseignants certifiés de la Google Teacher Academy. Présidé par Tia Lendo, à la tête du marketing de l’éducation chez Google, l’événement a aussi misé sur l'intervention de personnalités publiques comme Michelle Obama, Jouni Kangasniemi (conseiller au ministère finnois de l’Éducation et de la Culture), Sir Michael Barber (ancien conseiller de Tony Blair) et Zoe Tabary, du journal The Economist.

Conférence en ligne Google Education on Air

Lors de la première journée, les discussions tournaient surtout autour des grandes questions essentielles en éducation : qu’enseignent-on., pour qui, comment? Il était question de résolution de problèmes, de pensée critique, de l’opposition entre les besoins et les attentes du marché du travail et ceux des apprenants. Le tout, sous l’égide d’un futur qu’on nous répétait imprévisible et pour lequel le meilleur allié est, au final, la technologie.

Le pan le plus intéressant de la conférence était celui de la deuxième journée, généralement regroupé sous le thème « innovation pratique ». On faisait ici référence à des témoignages d’enseignants et à leur intégration concrète d’outils Google : Google Forms, Chromebook, YouTube, Google Drive, Google Classroom, etc.

L’événement, malgré son côté publicitaire, a donné lieu à de belles interventions sur l’éducation contemporaine. En voici deux exemples.

« Learfing »

Ce néologisme a été créé par Jouni Kangasniemi. Le terme signifie « apprendre à apprendre » et implique le fait de se questionner sur comment on apprend, mais aussi, sur ce qu’on veut apprendre.

Le mot-clic #Learfing a été créé sur Twitter après la conférence de M. Kangasniemi

Il y a eu, tout au long de l’événement, une tension entre cette approche et le fait de miser avant tout sur la résolution de problèmes et le développement de compétences précises. Ken Shelton, un enseignant de Los Angeles, abondait dans le même sens que Kangasniemi à l’effet qu’il ne faut pas mettre l’accent sur l’enseignement de compétences, mais plutôt sur l’enseignement d’attitudes qui permettent à l’apprenant de s’adapter.

Cette idée a aussi fait surface lors de discussions entre trois intervenants américains sur les bienfaits de l’intégration des nouvelles technologies à l’école primaire. L’un d’eux mentionnait que, justement, la technopédagogie permettait de transformer aisément l’apprentissage en mode de vie; de ne plus limiter l’apprentissage à un moment de la journée, entre 9 et 17 heures. On peut ici penser aux bienfaits de l’accessibilité universelle en éducation.

Le numérique et la motivation

La motivation est souvent le nerf de la guerre en éducation. Plusieurs intervenants de l’événement ont souligné comment, concrètement, les outils Google facilitaient la création d’un contexte d’apprentissage motivant pour les étudiants. Pour la plupart des ateliers, les mots clés étaient :

  • Collaboration
  • Évaluation par les pairs
  • Responsabilité
  • Partage

Les récits d’enseignants étaient particulièrement inspirants. Ceux d’Eric Curts et de Jon Neale étaient structurés en formations introductives aux outils Google. Voici certains des thèmes présentés pendant leurs ateliers :

  • Stimuler le travail collaboratif avec Google Drive et Google Forms.
  • Quelques trucs pour créer des vidéos engageantes avec YouTube.
  • Prévenir le plagiat au moyen de l’historique des modifications dans Google Drive.
  • Créer des quiz interactifs avec Google Forms.
  • Motiver les étudiants en les incitants à publier leur travail en ligne.

Le dernier point est particulièrement intéressant. Curts en parle beaucoup dans sa présentation et montre comment bien accompagner les étudiants dans le processus de publication en ligne à partir de Google Drive. Fait cocasse, il souligne son point de vue sur la motivation étudiante en reprenant une citation de Ruston Hurley qui fera certainement sourire les enseignants : « Lorsque des enfants produisent pour le monde, ils le font bien. Lorsqu’ils créent pour leur enseignant : juste assez bien. » Selon lui, les étudiants sont encore plus motivés lorsqu’ils ont à produire quelque chose qui sera lu, vu ou entendu par leurs pairs. C’est aussi le constat auquel parvenait Gabriel Flacks dans le récit sur le blogue pédagogique NewsActivist, qu’il a publié dans le volet anglophone de Profweb en 2009. Martin Baron et Marie-Josée Tondreau, du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, ont aussi fait l’expérience des publications en ligne lorsque Martin a intégré Wikipédia à ses cours d’anthropologie.

Si vous êtes un utilisateur enthousiaste des nouvelles technologies ou un néophyte voulant en savoir plus sur le sujet, je vous conseille de prendre quelques heures ici et là dans votre semaine et de vous brancher sur le site web de l’événement. Les conférences des deux journées sont disponibles en ligne, mais je vous recommande de visionner plus particulièrement les ateliers de la 2e journée.

Bonne écoute!

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