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Publié le 14 avril 2013 | Multidisciplinaire

Collaborer n’est pas naturel pour les étudiants, même à l’heure de l’infonuagique

Combien de vos étudiants utilisent encore des clés USB pour partager un document ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ? Avez-vous déjà remarqué que bon nombre d’étudiants confondent collaboration et partage des tâches, par exemple?

Les participants au récent laboratoire Collaborer avec les technologies, tenu conjointement entre la Vitrine technologie-éducation (VTÉ) et le Centre de développement et d’étude sur l’innovation technopédagogique (CÉDIT) ont été amenés à vivre une série d’expériences collaboratives qui les ont poussés à se poser de telles questions.

Une stratégie pour chaque contexte

Demandez à des étudiants de produire un travail en équipe de quatre à six personnes et vous constaterez que, selon le contexte, la collaboration avec la technologie est plus ou moins naturelle. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter, parmi lesquels :

  • Dans une classe d’apprentissage actif, les étudiants sont souvent amenés à se regrouper naturellement autour d’un ordinateur, qu’ils utilisent alors comme outil de prise de notes. Cela dit, que vous enseigniez seulement en présence ou simultanément en présence et à distance, il peut être tentant de proposer à vos étudiants de poursuivre leurs réflexions au-delà des murs de la classe. Pour cela, encore faut-il que leur travail ne soit pas consigné localement dans un document enregistré sur l’ordinateur de l’un d’entre eux…
  • Dans la salle de classe traditionnelle où les étudiants disposent de leur propre ordinateur portable, il est probable que vous assistiez au déplacement de tables de façon à ce qu’elles forment un bloc compact où les étudiants se regroupent face à face. C’est là qu’ils se répartissent le travail qu’ils consolident en échangeant leur travail sur une clé USB. Ici aussi, il leur est difficile de poursuivre le travail entamé en commun une fois chez eux.

Un outil adapté à chaque contexte

Au-delà des services de stockage et de partage de documents en ligne (DropBox, etc.), il existe de nos jours des solutions (dont plusieurs gratuites) qui permettent à plusieurs personnes d’accéder simultanément à un même document (Framapad, GoogleDrive, Box, etc.). Pourquoi ne pas les utiliser?

Après avoir évoqué la pédagogie de la collaboration, les participants au laboratoire Collaborer avec les technologies ont ainsi eu l’occasion d’expérimenter une situation d’écriture et de partage de documents en comparant les fonctionnalités de plusieurs solutions en ligne. Ultérieurement, ils ont également exploré le partage de cartes conceptuelles avec le gratuiciel CMAP Tools en mode collaboratif (outil de collaboration à distance 2.0 fort intéressant, même si ce n’est pas un service infonuagique). Vous pouvez consulter les conclusions consignées par les participants au terme de ce laboratoire.

Infonuagique : brèche dans la muraille de la sécurité ou percée technologique?

Bien que les conséquences de leur utilisation ne soient pas toujours complètement prises en compte, les services infonuagiques se développent dans le monde de l’éducation. Cette nouvelle façon de consommer les technologies de l’information et de la communication ne laisse pas indifférent tant il est vrai qu’elle apporte autant son lot de possibilités d’utilisations que de nombreux défis.

Le débat est lancé!

Et vous, qu’en pensez-vous? Utilisez-vous l’infonuagique? Dans quels contextes? Pour appuyer quelles stratégies pédagogiques?

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À propos de l'auteur

Christophe Reverd Après une première carrière d’entrepreneur, puis de consultant en technologies de l’information (TI), il a rejoint la Vitrine technologie-éducation comme conseiller technopédagogique. Détenteur d’une maîtrise en gouvernance des TI et d’un microprogramme de troisième cycle en pédagogie de l’enseignement supérieur de l’Université de Sherbrooke, où il enseigne comme chargé de cours à des professionnels en TI au second cycle aux Facultés d’administration et des sciences. Il est également impliqué comme administrateur au sein de l’organisme sans but lucratif Robotique Zone01 et fondateur du Club Framboise, regroupant les utilisateurs de Raspberry Pi du Grand Montréal.

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